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It gets better

Il y a 10 ans jour pour jour mon monde a basculé.

Le 16 février 2007, immortalisée par des paparazzis qui n’en ratent pas une miette, Britney Spears se rasait complètement la tête, l’air hagard. Je dis l’air hagard mais j’ai beaucoup hésité avec « le regard vide / désespéré / perdu ». J’avais 21 ans et une de mes idoles appelait à l’aide en boucle dans les journaux télévisés et en couverture de tous les magazines.

Plus tard on a eu ce meme incroyable qui résumait bien mon état :

Honnêtement j’aurais pu être lui si j’avais eu des rideaux dans mon petit studio de l’époque.

Oh Britney comme tu m’as brisé le coeur avec ton regard perdu là. Tout est glauque dans cette nuit : le jogging du dimanche, le salon de coiffure cracra et l’enchainement sur un salon de tatouage encore plus cracra. Il n’y a rien de réfléchi, il y a juste du désespoir et ce qui ressemble à une tentative ultime de se réapproprier son corps. On a déjà toutes été tristes à pas pouvoir se saquer dans le miroir « et si je faisais une frange ou une couleur ? Ca changerait tout ? » IMAGINEZ le dégoût qu’elle devait ressentir pour en arriver à se raser la boule à zed là comme ça avec ce regard là. Tout le monde était d’accord : elle a pété un plomb. Et c’était aussi fascinant que creepy à regarder.

Et comme si c’était pas assez il y a eu la perte de la garde de ses enfants, le playback de Gimme More aux MTV Awards, les perruques mal mises, les hospitalisations et Adnan Ghalib.

C’était comme regarder un accident de voiture au ralenti sans pouvoir détourner les yeux.

Franchement c’était pas évident d’être fan de Britney Spears pendant les années qui ont suivi. On attendait le fameux comme-back à chaque album et tout ce dont les gens parlaient c’était ce rasage de tête – ça avait même cartonné en déguisement d’Halloween ! Spoiler : le come-back a mis du temps à arriver, ses choix de copains ont été de pire en pire et son regard était de plus en plus désespéré dès qu’on la mettait dans la lumière.

Les torrents de sanglots devant ce documentaire.

C’était vraiment dur à regarder, comme une copine avec qui on a grandi qui s’enfonce dans la mauvaise direction et qui ne veut pas écouter nos conseils. Britney m’aura appris ça : le déclic ne peut venir que de la personne et on ne peut rien faire d’autre qu’être là toujours et lui laisser la place de faire son chemin.

Pourquoi Britney Spears a réussi son come-back alors qu’on attend toujours celui de Lindsay Lohan ou Mischa Barton ? Son instagram, ses interviews et ses paparrazades me poussent à penser que c’est grâce à sa famille, le noyau qui lui donne sa stabilité, c’est son socle. (et pardon mais quand on voit les parents de LiLo, on peut toujours attendre). Je pourrais presque la comparer à une autre starlette qui s’est battue contre une maladie à la même époque : je suis persuadée que ses enfants ont joué pour beaucoup pour faire reculer l’anorexie de Nicole Richie.

10 ans plus tard, ce conte de fée moderne (sans prince charmant) a inspiré des centaines de mugs pour notre génération et me remonte le moral à chaque fois que je regrette une coupe de cheveux ratée, quelques kilos en trop ou une vidéo de moi chantant Céline Dion après avoir bu trop de Buds : IT GETS BETTER. Comme disent les mugs : si Britney a survécu à 20017, tu peux survivre à cette journée.

Merci pour ça Britney.

ET SHAME ON YOU KATY PERRY DE TE MOQUER 10 ANS APRES POUR LANCER UN SINGLE NUL. SHAME SHAME.

PS : j’aimerais vraiment terminer cet article par un gros clin d’oeil à Elise Costa, celle qui n’a pas rencontré Britney Spears et avec qui je peux en parler des heures. It Gets Better, tout s’arrange : nos cheveux, nos sourcils et notre peau qui brille de bonheur au concert de Britney en 2009.

Shit happens

Mariah était déjà partie pour être mon modèle pour 2017 avec son incroyable télé-réalité où elle passe ses journées en collants résilles à se tripoter les cheveux un verre de vin à la main, mais sa performance à Time’s Square pour clôturer 2016 a achevé de me convaincre <3

On va retenir ça pour 2017 : j’ai fait la pire foirade de l’histoire ? Et bah quoi ? « shit happens » écoute, ça va pas m’empêcher de terminer mon verre en body résilles. On s’excuse pas, on balance un gif sur instagram et YOLO. Astuce #1 à piquer à Mariah : ne pas hésiter à demander de l’aide (bon pas forcément à une foule d’inconnus bourrés) // #2 : réclamer des vacances quand on en a besoin // #3 : allez sortons les plumes pour faire diversion, ça peut pas faire de mal un peu de paillettes.

Honnêtement on tient l’année avec ça.

C’est vraiment dommage que cette performance ne soit pas arrivée plus tôt, ça m’aurait évité de faire une liste de bonnes résolutions un peu trop ambitieuse – ça compense peut-être le fait que ma seule ambition l’année dernière était d’accoucher.

Me mettre au yoga et remettre les pieds au moins une fois par semaine à la salle de sport (je vise haut comme vous le voyez). Continuer de laisser pousser mes cheveux (mais bon dieu pourquoi j’ai refait une frange la semaine dernière ?). Préparer ma reprise de la vie active en septembre. Créer l’album de souvenirs d’Edie. Apprendre la broderie et la typographie. Faire vivre ce blog un peu plus décemment. Rentabiliser la liseuse que j’ai eu à Noël avec une flopée de livres affalée sous 3 plaids. Trier, donner, vider ma garde-robe jusqu’à en être satisfaite. Et puis le hygge c’est quoi le hygge ? Ca a l’air bien pour le salon non ?

Parce que nous le salon a été un peu envahi.

Vous notez la passion pour les détails moutarde ?
(je dis ça parce que c’est possible que vous ayez raté mes belles chaussettes avec cette chemise qui prend tout le soleil n’importe comment)

Et puis quoi d’autre. Ah oui ! J’ai rempli la première semaine de mon agenda 2017 et le 1er janvier 2017 étant un dimanche, est ce que c’était la semaine 52 ou la semaine 1 ? Parce que moi mentalement ça me changerait tout.

Bon j’ai googlé : c’était la semaine 52.
On a donc terminé 2016 avec les premiers meuma et papa d’Edie et commencé 2017 avec ses premiers bisous bruyants de mamie. Je vais me garder ça comme souvenir de fin d’année plutôt que George Michael qui va nous manquer.

Bring it on 2017, je suis prête.

Warhol’s little queen, Edie

Si vous me suivez depuis un moment, vous vous doutiez bien qu’une petite vidéo sur Edie Sedgwick allait pas tarder à débouler après celles sur Marianne Faithfull et le Bad Girls Book Club.

Edie Sedgwick, égérie d’Andy Warhol (exploitée jusqu’à la moelle) est une figure incontestable des sixties qu’elle a marqué de ses débordements : la drogue, l’argent qui lui brûle les doigts, le sexe et les électrochocs. Pas un jour de répit dans ce tourbillon jusqu’à sa mort à 28 ans – elle aura échappé à la malédiction des 27 ans de peu mais je ne sais pas si sa dernière année passée en hôpital psychiatrique jusqu’à ne plus pouvoir marcher avec un cerveau non irrigué compte vraiment…

Je ne vais pas en rajouter plus avec les docteurs qui la forcent à avorter de Bob Dylan (qui se marie en cachette avec une autre), la Factory qui lui tourne le dos, son mariage un peu nul et ses seins mal refaits parce que je préfère retenir d’Edie Sedgwick ses grands yeux, son sourire, sa force malgré tout et son style toujours parfait. En somme, on pourrait résumer toutes ces émotions autour de cette obsession pour elle en disant que sa vie me brise le coeur autant que son eye liner me fait rêver.

giphy-2

Edie

Et je vous laisse avec ma vidéo. DESOLEE pour le temps, je visais vraiment 3mn mais j’ai monologué pendant 15mn que j’ai juste réussi à condenser en 5mn. Par contre je ne m’excuserai ni pour le moitié jogging ni pour le non maquillage ou coiffage ; j’attaque le 9e mois et gros YOLO.

Livres :
Jean Stein – Edie (biographie)
David Weisman – Edie : Girl on Fire (biographie et photographies)
Films :
Ciao! Manhattan (Edie dans son propre rôle)
Factory Girl (film sur sa vie avec Sienna Miller)
Musique :
Bob Dylan – Like a Rolling Stone
The Velvet Underground & Nico – Femme Fatale
The Cult – Edie (ciao Baby)
Alizée – Fifty Sixty

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