The (presque) Curated Closet

J’ai tout essayé comme techniques de tri avec mon dressing, mais ça a été à chaque fois un échec cuisant. J’étais fière de moi 2 jours parce qu’il semblait rangé et trié, mais la vérité c’est que j’avais des cartons qui débordaient de fringues que je gardais au cas où. Au cas où quoi ? Je ne sais pas. Au cas où je perde 15kg en une nuit, je sois invitée aux oscars ou à une soirée à thème « votre plus beau t-shirt du Pape » j’imagine. Et ça n’est jamais arrivé. Et j’ai continué d’acheter parce que c’était soldé / j’avais que deux blousons en jean / j’avais pas de t-shirt de cette tournée-là des Stones. Et PAF six mois après je me retrouvais avec un placard qui débordait à nouveau. C’est l’histoire de la vie, le cycle éternel.

Et puis en Décembre j’ai lu The Curated Closet de Anushka Rees.

J’attendais d’avoir passé 3 mois dessus pour en faire un bilan et ça y est, on y est. Evidemment j’ai eu comme d’habitude mon moment de bonheur intense en amenant tout mon paquet de « au cas où » chez Emmaus sans me retourner. Mais surtout cette fois-ci je m’y suis tenue – et ça, ça n’était jamais arrivé auparavant.

Est-ce que c’est grâce à ce livre ? Je ne sais pas, franchement je n’irai pas jusque là. Je pense que j’ai ENFIN eu un déclic et que ce livre était là au bon moment.

Ceci dit, j’y ai lu des conseils qui m’ont beaucoup aidée et que je n’avais pas forcément en tête. Je pense plus particulièrement à tout un chapitre « Help ! I like styles that don’t work with my body shape. » et bon dieu que c’est vrai. On peut passer ses journées à remplir des tableaux pinterest de Kate Moss en slim, la vérité c’est que les kilos de grossesse sont encore là et qu’il va falloir accélérer un peu sur l’elliptique. Et dans ce chapitre, Anushka (j’adore ce prénom) nous explique que si quelque chose nous plait et qu’on estime que c’est notre style, on devrait le porter. Que cela nous flatte ou pas. Et (c’est là que ça m’a fait tilt), elle rajoute que si l’on est honnêtes, « flatter » veut souvent dire « avoir l’air plus mince » dans le langage collectif et que non vraiment, cela ne devrait jamais être votre but premier dans le choix d’un vêtement. Et bah putain, merci Anushka ! C’est fou comme on se sent mieux quand on achète une robe qui nous plait sans se demander si elle nous grossit pas trop !

S’en suivent énormément de conseils en choix de matières, qualité des vêtements et astuces pour twister un peu une fringue ou trouver un détails qui définira votre style. Il y a aussi des schémas et des exercices pour apprendre à connaître ses goûts et ses besoins – évidemment c’est hyper long et je n’ai pas tout fait, des mois après je n’ai toujours pas trouvé mon style idéal – même si j’imagine que je m’en approche. Je pense d’ailleurs qu’avoir survécu aux soldes en ne m’achetant qu’un jean classique à ma taille, une ceinture et une paire de boots l’a confirmé.

Quelques photos prises par Charlotte Gayraud à l’occasion de notre rencontre pour le lancement du site Mum-Look en janvier.

L’autre point positif à trier sa garde robe, c’est d’avoir un joli dressing. Le mien est complètement ouvert avec des guirlandes lumineuses de Noël (parce que pourquoi pas hein) par exemple. Et hier j’ai ENFIN fini de désencombrer mes chaussures, j’étais tellement fière de moi que j’ai passé la soirée à tapisser le fond de mon meuble ikea. Ca tient à peu de choses le bonheur parfois.

9 commentaires
  1. Angie
    21 mars 2017 à 12:45

    J’ai pas beaucoup de fringues donc on va dire que ça va. Mais par contre on peut parler de la poupée Space Jam dans ton salon ????

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    • Bobby Elroy
      1 avril 2017 à 20:47

      C’est à cause de détails comme ça que j’ai pas encore ouvert le bouquin de Marie Kondo ahahah

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  2. annso
    21 mars 2017 à 14:45

    J’ai eu un peu la même démarche, mais plutôt étalée sur une année que sur 3 mois. Chez moi, les sources d’inspirations ont été plutôt des blogs, comme par exemple :

    Toute la catégorie Capsule de Balibulle http://www.balibulle.com/category/mode/capsule-mode/
    Et aussi cet article que j’aime tant http://www.balibulle.com/post/2015/05/09/haute-en-couleurs/ et qui me facilite la vie depuis que j’ai fait le travail chez moi : je n’achète plus que ce qui est dans ma gamme de couleur, et tout va avec tout, c’est génial !

    et du coup, en cherchant le lien de Into Mind, je me rends compte que c’est devenu anuschkarees.com : bref, c’est le blog de l’autrice de ton livre. Je confirme donc que ses articles sont vraiment bien écrit, passionnants et ils donnent envie de se bouger ! (mais du coup, je me demande dans quel mesure le livre contient des textes que je n’ai pas lu…)

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    • Bobby Elroy
      1 avril 2017 à 20:49

      Les articles de anuschkarees.com sont vraiment beaux et cools je trouve ! J’avoue je l’ai découverte après le livre par contre. Merci pour les liens de Balibulle, je vais y jeter un oeil, je n’étais pas allée sur son blog depuis wow 4 ans facile !

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  3. ophélie
    22 mars 2017 à 15:36

    Je crois que le seul commentaire que j’ai déjà laissé c’est pour la naissance de ta fille, de là à dire que le sujet de l’optimisation de dressing est aussi important ;).

    Sujet super passionnant. Moi j’y arrive pas non plus, j’ai pourtant une règle « si t’as pas porté cette fringue depuis plus d’un an, tu la donnes », mais je me retrouve toujours à me dire « ok, sauf celle-là », à avoir les tiroirs de commode trop chargés et la sale impression d’être toujours sapée pareil

    Par contre, depuis quelques temps je m’oblige plus à acheter que des fringues « flatteuses », et je porte juste ce qui me plait, et ça fait du bien, c’est ouf.
    Meilleur conseil. Et évidemment, envie d’acheter le bouquin de suite.

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    • Bobby Elroy
      1 avril 2017 à 20:51

      Ah bah on était EXACTEMENT pareilles alors avec le « sauf celle-là », c’est le pas qui a été le plus dur à faire. Mais du coup j’étais trop fière de moi ! (bon j’ai quand même gardé un tout petit carton de fringues sentimentales, faut pas déconner…

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  4. Fanny
    22 mars 2017 à 19:49

    J’ai une petite question. Je suis pas sûre d’avoir compris le paragraphe que tu as retranscris : si on achète que les fringues qui nous plaisent, qu’elles nous flattent ou pas, mais qui sont dans notre style, est ce que déjà on risque pas de passer à côté de fringues sur lesquelles on aurait jamais parié, et est ce qu’on ne risque pas aussi de ne pas les mettre quand même ? Je m’explique : j’ai par exemple depuis peu une salopette que je mets tout le temps, alors que c’est pas vraimnt « mon style » (si tant est que j’en aie un). J’aurais pu passer à côté si je n’avais pas tenté ; et j’ai aussi un pull jaune dont la coupe et la couleur sont tout à fait dans mon style; mais que je trouve qu’il me grossit au final et je le met pas… Du coup, c’est moi ou j’ai juste rien compris au sujet ? Je sais pas si ce que j’écris est très clair.
    Malgré ça, le bouquin a l’air cool, faudrait que je me penche dessus et voir si il y a une version française (à moins qu’il soit accessible pour les pas trop fluent)

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    • Bobby Elroy
      1 avril 2017 à 20:59

      Alors malheureusement je n’ai pas encore vu de version FR, il y a beaucoup d’images et de schémas mais je pense que ça va te saouler quand même de passer à côté du contenu.

      Pour ce qui est de ce paragraphe, elle conseillait d’essayer de ne pas chercher à tout pris à avoir des fringues qui nous mincissent comme premier objectif d’achat, mais de plutôt chercher quels sont nos goûts, les matières, les coupes etc qui nous tentent. Et en gros : si quelque chose nous plait beaucoup et qu’on se sent bien dedans, même si ça ne nous mincit pas crotte on s’en fout ! Et comme tu le dis avec la salopette, elle incite énormément à essayer beaucoup de choses qui ne sont pas notre style pour repousser nos limites (par exemple rentrer dans un magasin dans lequel on n’irait jamais à la base et relever le challenge de trouver une tenue qu’on aime – sans pour autant l’acheter obligatoirement hein). Et dans le livre, je pense qu’elle te conseillerait pour le pull jaune de voir si tu peux le porter autrement ou l’accessoiriser ou le faire reprendre ?
      Mais je te comprends, j’ai beau essayer de m’en foutre, si une fringue me grossit vraiment je ne vais pas la porter je pense, j’ai pas besoin de ça en ce moment ahah.
      En fait en conclusion je dirais que j’évite les fringues qui me grossissent MAIS je ne choisis pas des fringues juste pour paraître + mince (je sais pas si tu vois la nuance ?)

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      • Fanny
        7 avril 2017 à 20:15

        Merci pour ta réponse !
        Effectivement, je comprends mieux la nuance, et j’ai l’impression que c’est déjà un peu ce que je fais ces derniers temps, donc tant mieux ! J’en ai un peu marre aussi de consommer sans vraiment m’interroger deux minutes sur ce que j’achète. Et le truc de rentrer dans des magasins dont on a pas l’habitude et de tenter de trouver quelque chose, c’est super comme idée, je n’y aurais pas penser, mais c’est comme ça qu’on tombe sur des associations/coupes sur lesquelles on aurait pas parié !

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