mai 2012 archive

Oh, ‘happy’. Yes, I remember that.

J’ai quitté 2h mon plaid aujourd’hui (j’y peux rien on vient de recevoir l’intégrale DVD de Fawlty Towers)(et j’ai commencé Community cette nuit pour me remettre du season finale de Grey’s Anatomy) pour aller acheter un pantalon cigarette en vue de reprendre le boulot avec le sourire lundi. Raté.
Par contre j’ai trouvé les compensées Chloé les plus belles du monde qui iront à merveille avec le brunch de demain !

Bisous et bon samedi, moi je vais me coller des chatons sur le vernis devant Sybil Fawlty <3

The girl with the most cake

En ce moment je suis obnubilée par Courtney Love. J’ai en gros une quinzaine de filles qui tournent en bouclent dans mes obsessions et par période il y en a une qui vient sur le devant de la scène et qui monopolise mes lectures, films et requests google pendant quelques semaines. Là c’est Courtney Love.

Du coup j’ai regardé People vs Larry Flynt, et puis Sid et Nancy pour la énième fois (j’ai eu ma période Nancy Spungen en 2010)(google s’en souvient, j’ai tout retourné pour voir les photos d’elle morte) mais là c’était autre chose, là c’était Courtney en Gretchen qui me faisait mettre pause.

Voilà.

Mais surtout tout a commencé quand j’ai lu la biographie Courtney Love par Poppy Z Brite dans l’avion. J’adore les biographies et l’écriture de Poppy donc j’étais vraiment impatiente… et je n’ai pas été déçue. Le livre se lit tout seul, il se dévore comme un roman avec de l’amour qui fait pleurer et des répliques bien senties qui font marrer. La vie de Courtney est vraiment un film, de son enfance sous LSD à 4 ans à son histoire d’amour avec Kurt Cobain en passant par des phases de strip teaseuse au Japon ou en Alaska, tout est matière à scénario, il n’y a rien à rajouter ou inventer.

J’aurais juste un gros détail qui me chagrine : Poppy dit dans sa préface avoir fait preuve de beaucoup d’objectivité mais, franchement, comment veux-tu faire preuve d’objectivité quand tu écris sur une super amie à toi ? C’est pas une critique, c’est humain, je ne pourrais pas écrire une crasse sur Gisèle Price, mais je ne me décrirais pas comme objective. Du coup j’ai trouvé le livre un peu trop « gentil » pour Courtney qui y a souvent le beau rôle et qui a oublié un certain nombre de petits détails genre « oh non je ne me suis jamais faite refaire le nez, pas la peine d’en parler ». Seriously ? Je te ressors les photos d’époque ou comment ça se passe ?

Mais hé ça c’est moi qui suis chiante et qui pense qu’un biographe ne devrait jamais être trop proche de la personne sur qui il écrit, sinon ça reste quand même une des biographies les plus complètes et les mieux écrites qu’il m’ait été donné de lire. Et c’est pas peu dire, j’ai quand même lu la biographie de Gilbert Montagné merde !

Et maintenant je passe des heures à feuilleter Dirty Blond, the diaries of Courtney Love qui regroupe tous les souvenirs qu’elle a bien voulu publier. Des pages entières de carnets intimes, de polaroids, de collages, de lettres jamais envoyées et de paroles pour Hole. Il y a même des échanges d’emails avec Lindsay Lohan « keep your chin up » !

C’est assez fou de le re-feuilleter après avoir lu la biographie parce que de nombreux passages y font référence aux journaux intimes de Courtney que l’on peut trouver dans Dirty Blond ; c’est comme si les deux livres se complétaient de A à Z. Encore plus quand on va fouiller tous les concerts et interviews sur youtube. Et ça ne donne que davantage de mérite à Poppy Z Brite, elle a fait un formidable boulot de biographe « officielle » en donnant enfin à Courtney Love le roman dont elle est l’héroïne torturée.

Après tout ça je n’ai qu’une envie, un journal pour y faire des listes, des collages et un graph qui relierait toutes les filles qui m’ont un jour obsédée. Mais Remedios dit que super il me l’offrira pour mes 8 ans. Salaud, si j’avais eu un journal il aurait morflé !

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